Aller au contenu principal

AG 2012 – DÉBAT

debat AG

Résumé des échanges avec l’assemblée

 

Quelles sont les tendances commerciales au 2e trimestre et quel est l’impact sur les ventes de Supor  de la récente polémique sur le manganèse? Par ailleurs, avez-vous passé des hausses de prix au 1er trimestre, et qu’ont fait vos concurrents ?

La tendance semble plus favorable au 2e trimestre qui devrait être en légère croissance. Le mois d’avril s’est avéré correct, néanmoins inférieur à nos attentes, mais le trimestre est loin d’être terminé. Les ventes de Supor ont certes été affectées par la campagne de désinformation sur le manganèse contenu dans ses produits inox et pour lequel les autorités chinoises ont reconnu qu’il n’y avait pas d’enjeu sanitaire. Des actions d’information et de publicité d’envergure ont été menées pour en contrer les effets et l’activité est en cours de normalisation.

Des hausses de prix ont été passées sur l’ensemble des pays au 1er trimestre et une deuxième vague va certainement intervenir à partir de juillet 2012. Nous avons été pour l’heure peu suivis mais anticipons des augmentations de prix de certains concurrents dans les semaines à venir.

Quelle est la proportion de fabrication française dans les ventes du Groupe ?

Sur l’ensemble des produits vendus en 2011, la localisation de la fabrication est la suivante :

  • Europe 37% dont France 35 %
  • Amérique du Nord 2%
  • Amérique du Sud 9 %
  • Chine/Asie 23 %
  • produits sourcés principalement en Chine 29%.

L’innovation est un facteur clé de développement pour votre Groupe. Comment assurez-vous la veille technologique, notamment en ce qui concerne les nanomatériaux ?

Notre champ d’investigation des nouvelles technologies est extrêmement large. Nous avons depuis longtemps noué des partenariats avec des instituts de recherche et des universités comme le CEA, le CNRS, l’INRA, des universités coréennes ou chinoises, sur différents domaines dont les nanotechnologies. La création de SEB Alliance renforce le dispositif existant.

En référence à l’expérience malheureuse de Danone en Chine en matière de concurrence déloyale, j’aimerais savoir quels types de précautions ont été prises par rapport à Supor?

Aucune garantie absolue n’existe. Tout d’abord, nous réaffirmons la qualité de nos partenaires, point essentiel de notre relation. Par ailleurs, Supor est une société cotée à la bourse de Shenzhen et les transactions engagent la responsabilité de ses actionnaires de contrôle . L’affaire du manganèse et la rapidité de réaction des autorités chinoises à cette occasion montre que la présence d’un nombre important d’actionnaires individuels chinois à nos côtés dans le capital constitue une garantie solide. Nous suivons en outre de très près la gestion de Supor et veillons à la protection de la propriété intellectuelle.

Comptez-vous acquérir 100 % de Supor ? Avez-vous des assurances quant à la qualité de la comptabilité chinoise de cette société ?

Nous sommes passés fin 2011 d’une participation de 51 % à 71 % du capital mais nous ne cherchons pas à prendre 100 % de Supor car nous souhaitons que la société reste cotée en Chine. De fait, la cotation entraîne des obligations de publication et de transparence qui représentent une assurance pour un actionnaire majoritaire qui plus est étranger. Par ailleurs, nous sommes ravis d’avoir la famille Su à nos côtés au capital et au Conseil d’administration. Cela facilite grandement nos démarches vis-à-vis des autorités et autres interlocuteurs chinois.

La comptabilité chinoise obéit à des normes différentes des nôtres qui sont cependant retraduites pour les besoins de la consolidation en normes IFRS. Nous avons unifié les pratiques comptables et mis en place un process de contrôle interne. Par ailleurs, dans le cadre de leurs diligences, nos commissaires aux comptes auditent deux fois par an les comptes de Supor.

Etes-vous présent en Australie et vous intéressez-vous à l’Afrique?

Nous disposons effectivement d’une filiale à Sidney avec un bureau de représentation en Nouvelle-Zélande où nos ventes se développent bien portées par des produits comme la friteuse Actifry, les aspirateurs Air force /Silence Force et la multi-rape Fresh Express.

Nous avons l’intention d’implanter davantage notre activité en Afrique sub-saharienne avec des objectifs ambitieux notamment en Afrique du Sud, au Nigeria et en Angola. L’Afrique francophone fait également partie de nos plans de déploiement dans les années à venir.

Vous avez évoqué la Chine dans votre présentation, quelles sont par ailleurs vos performances au Japon et en Corée du Sud ?

Nous sommes présents de longue date au Japon, leaders en articles culinaires et poursuivons notre progression en produits électriques avec une performance remarquable en bouilloires, où nous  sommes n°1 sur le marché, ainsi qu’avec de bons résultats en blenders et cuiseurs vapeur. C’est le sixième pays du Groupe. La Corée du Sud représente aussi un marché important et dynamique. Nous sommes numéro 2 en articles culinaires et connaissons un fort développement en petit électroménager : préparation des aliments, repassage et coiffure.

Le titre Supor a été malmené suite à l’affaire du manganèse. Avez-vous pris en compte ces évènements dans votre cartographie des risques ?

Le risque avéré chez Supor peut concerner n’importe quelle activité du Groupe. Nous l’avons donc bien intégré à notre cartographie des risques. Nous avons d’ailleurs, à cette occasion, renforcé le processus de gestion de crise au sein de Supor.

Combien de filiales du Groupe sont-elles concernées par la nouvelle réglementation issue du Grenelle de l’environnement ?

Nous sommes impactés à deux niveaux par le Grenelle de l’environnement. Pour le bilan des gaz à effets de serre (article 75) , cinq sociétés seront impactées en 2012, ce qui appellera une gestion interne de la problématique. S’agissant du reporting social et environnemental (article 225) , nous avons obtenu dès 2012 (sur les données 2011) un rapport d’assurance modéré délivré par un organisme tiers indépendant suite à la vérification de nos données sociales et environnementales.

Vote des résolutions

Toutes les résolutions ont été adoptées à une très large majorité entre 88% et 99%. L’assemblée a notamment approuvé les comptes, renouvelé les mandats d’administrateurs de Thierry de La Tour d’Artaise, Philippe Lenain, Jérôme Wittlin et de la société VENELLE INVESTISSEMENT. Elle a aussi décidé de distribuer un dividende en numéraire de 1,25 euro par action, en hausse de 6,8%.

Revoir l’intégralité de l’Assemblée Générale de SEB S.A